ISMO

Institut des Sciences Moléculaires d'Orsay


Partenaires

CNRS UPS




Rechercher

samedi 22 septembre


Mise à jour
vendredi 21 septembre


Accueil > Annuaire > Katia Le Barbu-Debus

Katia Le Barbu-Debus

Chargée de Recherche au CNRS

Contact : Katia Le Barbu-Debus

Tél : +33 1 69 15 78 76

Les travaux de l’équipe sont décrits à la rubrique Reconnaissance chirale en phase gazeuse et en solution

Recherches

Intérêts Scientifiques

  • Spectroscopie électronique et vibrationelle en phse gazeuse
  • Calculs de chimie quantique : géométries et fréquences des complexes.
  • Discrimination chirale dans les complexes refroidis en jet supersonique.
  • Dichroisme circulaire vibrationnel

Principe

Parmi les interactions spécifiques, celles intervenant entre deux molécules chirales comportant en particulier un carbone asymétrique, revêt une importance considérable dans la chimie du vivant (catalyse enzymatique, activité des médicaments). Le phénomène de reconnaissance chirale qui intervient dans les systèmes biologiques ou dans les méthodes analytiques de séparation des isomères optiques repose sur la formation de diastéréoisomères qui pour des raisons stériques diffèrent dans leur énergie de formation. En formant de tels complexes diastéréoisomères, nous avons étudié pour la première fois la discrimination d’énantiomères en phase gazeuse et cherché à comprendre les interactions responsables de la reconnaissance chirale à l’échelle moléculaire.
Nos études se basent sur l’utilisation conjointe des jets supersoniques et de la spectroscopie laser. Les jets supersoniques nous permettent de former des diastéréoisomères (complexes entre molécules chirales) froids (refroidissement des degrés internes de liberté de l’ordre de quelques K) et isolés (absence de solvant). On peut alors sonder ces complexes par spectroscopie de fluorescence induite par laser (une molécule qui absorbe la lumière la réémet i.e. toute molécule a une signature spectroscopique). Les conditions expérimentales utilisées permettent d’obtenir des spectres fins et donc "unique" pour chaque espèce étudiée. Il existe bien évidemment plusieurs types de spectroscopies faisant intervenir de la lumière, et nous avons utilisé la spectroscopie U.V. domaine des transitions électroniques des aromatiques et la spectroscopie IR, domaines des transitions vibrationnelles.
Les résultats expérimentaux sont alors mis en parallèle avec des résultats de calculs de chimie quantique visant à reproduire les spectres obtenus expérimentalement. Nous pouvons alors remonter à la structure des diastéréisomères formés et en tirer des conclusions sur les forces responsables de la discrimintation chirale

Collaboration en cours :

Michel Mons, Eric Gloaguen, Benjamin Tardivel et Valérie Brenner au laboratoire Francis Perrin (LFP) du CEA Saclay